Les massages sonores, pratiqués à l’aide de bols chantants tibétains, soignent les maux de la tête et du corps.
C’est au terme d’un long cheminement qu’Anne Wantiez, de Gesves (Namur), déjà adepte de thérapies alternatives plus « classiques », s’est tournée vers la technique des « massages sonores ». « Ça a été tellement fort pour moi, quand je l’ai testée, que j’ai eu envie de m’y former pour pouvoir faire du bien aux autres. »
La technique (aussi appelée « toucher par les sons ») consiste à faire « chanter », à l’aide d’une mailloche, des bols tibétains disposés sur le corps du patient et autour de lui. On peut aussi promener ces bols sur le corps, le but étant de transmettre un maximum des vibrations obtenues à la peau et aux organes internes, permettant ainsi une réharmonisation du corps. « Les bols utilisés à cette fin de réharmonisation sont des bols thérapeutiques, en alliage de sept métaux, fabriqués de manière ancestrale et fréquencés afin de pouvoir transmettre les bonnes vibrations aux endroits du corps pour lesquels ils sont prévus. D’autres bols sont également utilisés pour leur seule musicalité, afin de pouvoir envelopper le patient dans un “bain sonore”. »
Un « enveloppement sonore »
Un massage sonore dure de 75 min à 2 h.
Le patient est d’abord installé en position couchée (le plus généralement) et recouvert d’une légère couverture, afin de faciliter les mouvements des bols et aussi prévenir le refroidissement du corps. Pour plus d’efficacité, le patient veillera à se vêtir de vêtements amples et confortables, sans boutons ni tirettes qui pourraient empêcher les vibrations de pénétrer dans le corps.
La séance commence par une première phase de relaxation, grâce à des exercices de respiration.
Ensuite, par les sons produits à l’aide des bols, de manière rythmique, la praticienne va littéralement « envelopper » le patient. Légèrement et régulièrement, elle va ainsi frapper tour à tour les bols, dont ceux disposés sur le corps aux endroits choisis, comme l’abdomen, le cœur, les bras… Le but étant qu’au moins un bol soit toujours en train de chanter, pour ne pas couper l’enveloppement sonore. Anne Wantiez se sert aussi de diapasons, eux aussi fréquencés, pour travailler sur des zones plus petites, basées sur les points d’acupuncture, comme le front ou le menton par exemple.
Et à la fin de la séance, il se pourrait même qu’on vous propose un verre d’eau « magique », elle aussi fréquencée donc « vivante ».
En plus d’un traitement médical
Tout le monde peut profiter d’un massage sonore. Et aussi bien pour les maux physiques que psychiques. « Certaines personnes viennent me voir juste pour s’accorder un moment de bien-être, de lâcher-prise, de profonde relaxation, explique encore Anne Wantiez. D’autres viennent pour les vertus thérapeutiques de la méthode. Mais, j’insiste, il s’agit d’une démarche complétive qui ne peut en aucun cas se substituer à un traitement médical, si nécessaire. Et il n’y a rien de miraculeux, non plus. D’ailleurs, pour débloquer quelque chose d’important, il faut au moins trois séances, espacées de quatre à cinq semaines. »
Et la technique fonctionnerait particulièrement bien sur les enfants, d’après la sonologue. « Les adultes sont comme un oignon, avec de nombreuses couches. Les enfants sont comme un jeune oignon, beaucoup plus perméables. Et puis, ils prennent ça comme une expérience nouvelle et mentalisent bien moins que les adultes, c’est donc plus facile. »
Une fois qu’on a bien intégré la technique, on peut aussi se l’appliquer à soi-même. « Ce que je souhaite, c’est de mettre dans les mains de la personne des moyens de se faire du bien. L’outiller pour qu’elle puisse agir sur sa santé et activer ainsi son médecin intérieur, ce dont tout le monde est capable. »
Bien-être et profonde relaxation, diminution de l’anxiété et même de la douleur et stimulation du système immunitaire sont donc autant de bénéfices promis par les massages sonores.¦
